LETTRE APPROUVÉE PAR LE FILTRE À FAUTES
Bonjour mes amis du futur !
Je m'appelle Paulin et j'ai sept ans. J'habite dans une grande maison qui a deux morceaux : le vieux où vit mon grand-père Paul, et le nouveau que papa a bâti. Mon père est un sourcier renommé. Quand j'étais plus petit je croyais qu'il était un sorcier. Imaginez, quand je disais à mes amis : «Mon père est un sorcier et il va te jetter un sort...» Ça les faisait rire... Et, quand j'ai appris à lire, j'ai compris qu'il y avait un «u» dans le mot «sourcier».
Je veux vous parler de ma chèvre Simone. Elle est toute blanche, mais elle a une tache brune sur l'oreille. Papa dit que c'est un cœur que le bon Dieu a dessiné là. Elle est très friponne ! Quand mon papa cherche l'eau avec sa branche de bois, Simone marche juste derrière lui en essayant de manger le bout de son coudrier. Ça fait rire mon oncle Augustin quand il vient nous voir.
L'autre jour, Simone a mangé le coin du tablier de ma tante Augustine pendant qu'elle faisait la soupe dans la cuisine d'été. Tante Marie-Adélaïde a dû courir après elle ! Simone aime aussi me lécher le visage quand je suis triste. Papa dit que je ressemble à ma maman, Pauline, qui est au ciel, et que Simone le sait bien. Je ne comprends pas commment ma chèvre a appris ça !
J'ai écrit ma lettre avec l'aide de la maitresse, mademoiselle Tremblay. Elle m'a appris deux beaux mots : friponne et coudrier... Elle m'a aussi aidé avec la ponctuation et l'orthographe. Il a fallu plusieurs essais... Mais je suis très fier quand même. C'est moi qui donnait toutes les idées...
Maintenant j'ai changé le nom de ma chèvre elle s'appelle Friponne Coudrier, c'est plus drôle... Quand je lui dit en criant : « allez, viens ici Friponne Coudrier », ça me fait rire... Parce qu'on dirait qu'elle comprend.
Est-ce que vous avez des chèvres, vous aussi, dans votre siècle ?
Je vous envoie un gros bec, Paulin Larose