Les domaines Lavoie : L'héritage, c'est le capital
Par Jean-François Lavoie, président de Lavoie Inc. — Septembre 2010
(Note de l'administratrice du blog : Bonjour à tous. C'est Chloé Lebeau. En numérisant les archives de mon ancêtre, j'ai réactivé cette incroyable "machine" à correspondre. J'ai réussi à contacter des descendants de nos familles fondatrices. Voici leurs histoires.)
Bonjour,
Je n'ai pas beaucoup de temps pour la nostalgie. L'héritage de mon arrière-arrière-grand-père, Eustache, est partout autour de vous quand vous venez à Prologue. Pas dans les vieux bâtiments, mais dans le développement.
La terre que mon ancêtre a su acquérir après 1854, c'est ce que les économistes appellent un "avantage de premier plan". Eustache a compris que la terre n'était pas sacrée ; c'était un actif. Il a acheté, consolidé, et la famille a continué.
De la censive au lotissement :
Le cas des Lavoie illustre un phénomène majeur du XXe siècle : l'étalement urbain sur les anciennes terres seigneuriales. Les familles ayant pu racheter leur capital dès 1854 ont accumulé des terres agricoles qui, un siècle plus tard, ont pris une valeur immobilière colossale lors de leur conversion en zones résidentielles.
Aujourd'hui, ces terres valent une fortune. Mon projet, "Le Domaine du Vieux-Prologue", transforme la vieille terre des Simard en un quartier résidentiel de prestige. On me reproche parfois de "détruire le patrimoine". Je réponds que je crée de la valeur.
L'abolition du régime seigneurial a mis fin à un système sentimental et inefficace et a lancé le vrai moteur du Québec : l'entrepreneuriat. Le passé, c'est bien pour les musées. L'avenir, lui, se bâtit en béton et en capital.